Vers les sommets drapés de lumière
S'envolait mon âme
Et j'écoutais battre dans mes veines
Le rythme éternel des battements de mon cœur
Sous le toit du ciel
Dans les bras de l'innocente
Divinité de l'euphorie
Emporté par les rafales du vent,
Sous les ailes géantes d'un oiseau
L'aéroplane de la liberté
D'où je m'élançais du plus haut des cieux,
Dans les courants limpides de l'immensité
Où les plongeurs dérivent, ivres de beauté
Sous leurs blanches corolles
Ensoleillées !
Là où la parole reste sans écho...
Où les mots s'envolent
Sur les ailes du silence...
Silence... silence... silence...
De ma vie, jamais je n'oublierai
Vos sourires fraternels
Compagnons initiateurs d'envol
Quand j'ai replié
Mes ailes en touchant le sol...
Mes ailes en touchant le sol...
Mes ailes en touchant le sol...
© Jacques Higelin